There are currently 29 connected visitors.

This site has received 3920930 visits since its creation.

Poetry


On this page you will find a selection of poems

Click directly on the copyright or the title of your choice

14 Nu comme un ver

By Marc Rugani

NU COMME UN VER
 
Juché sur mon vélo, je suis parti d’Etel
Vagabonder sur les routes bretonnes par Larmor jusqu’à Guidel.
Longeant les plages, vers les midis, je suis passé devant l’une d’elles,
A Kaolin, belle plage très pentue
Où beaucoup d’humains s’y trouvaient nus.
Le soleil brillait, il faisait beau
Aucun vent, et chaud.
Alors de me baigner l’envie
Brusquement m’a pris
Sur cette plage et dans cette eau très claire
Nu comme un ver.
 
J’ai lié ma bicyclette à la barrière
Et me suis rapproché de la mer.
A droite, à gauche, devant, derrière
C’étaient zizis et seins à l’air :
Des gros, des petits, des longs
Des plats, des ronds !
J’ai enlevé toutes mes affaires
Et me suis trouvé alors sans rien :
Ma foi, je me suis senti très bien.
J’étais bronzé partout, mais pas les fesses et le devant
Tout blanc !
« Eh bien », je me suis dit
« Tant pis ! »
« Certains riront sans doute beaucoup
Ca n’a pas d’importance, je m’en fous ! »
 
Sur le sable, j’ai parcouru les derniers mètres
Puis j’ai glissé un pied dans l’eau
Le reste j’ai eu du mal à mettre ;
L’eau était fraîche : c’est plus facile le bas que le haut !
Pour les gens de la plage, toutes les tapettes
Pour les montreurs de zézettes
Les voyeuristes
Comme les exhibitionnistes
Ou ceux les plus nombreux équilibrés
Tout simplement heureux de vivre en nudité
J’ai fait un super crawl, nagé
Et puis ensuite un dos crawlé
Quelques canards, deux-trois apnées.
 
Quand peu après je suis sorti
Bien frais, ragaillardi
J’ai vu que ma zézette était toute racornie.
Je n’en ai pas été surpris
Souvent l’eau froide a des effets bizarres sur le zizi !
Sans honte j’ai remonté la pente pour me sécher
Et puis ensuite me rhabiller.
Cela faisant, j’ai encore vu quelques seins ronds
Quelques zonzons et patiflons.
 
Je vous l’avoue, j’ai eu plaisir ce jour à être nu
Sur cette plage, dans l’eau, sans rien
Je me suis senti étrangement bien
Et découvrir aussi des gens tout nu.
Quittant la plage de Kaolin
Bien par hasard trouvée sur mon chemin,
Fier, joyeux
Sur mon vélo je suis parti heureux.